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28 mars 2022

L'ÉCART - VERNISSAGE ET OUVERTURE EXPOSITIONS ANNA IRINA RUSSELL, JON MCCURLEY ET LAÏLA MESTARI

Source

Audrée Juteau
l'Écart

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L’Écart vous convie le 31 mars de 18h00 à 20h00 pour le vernissage de trois nouvelles expositions! L’artiste catalane Anna Irina Russell inaugure la première collaboration entre l’Écart et Homession à Barcelone. Elle nous présentera une installation aux membranes extensibles dans laquelle on est invité à prendre part physiquement, telle une représentation de la communication insconsciente. L’artiste torontois Jon McCurley nous présente l’exposition Skull Island, une incursion dans son histoire familiale et une investigation de la diaspora, de l’identité et la culture blanche suprémaciste. Ouvrira également l’installation Sam & Angèle de l’artiste Laïla Mestari où se joue la construction identitaire dans un entremêlement de textiles, de vidéos et de photos.

Anna Irina Russell (Barcelone)
« Lo que digo nunca es lo que digo sino otra cosa »
Vernissage 31 mars 18 hà 20h
Exposition 31 mars au 24 avril
Résidence 01 au 30 mars

En marge d’une information tangible, évidente, voir criarde, sied la communication inconsciente, le message résiduel et non hégémonique. C’est sur ces codes qui nous filent sous le nez, mais qui pourtant s’infiltrent et s’accumulent en nous et partout que l’artiste Anna Irina Russell fonde sa recherche. Derrière l’arbre, la forêt…
Les mammifères, les végétaux et le cosmos communiquent. Par l’émission d’ondes, de codes vibratoires, ou de faisceaux de lumière, le vivant jase. Parfois, c’est à ses propres périls qu’il émet des signaux, des messages. Dès lors que l’animal ou la plante, dont les besoins primaux, intrinsèques à sa survie, se manifeste, il, elle, se place en état de vulnérabilité en attirant possiblement vers lui, vers elle, les prédateurs. Anna Irina Russell capte ces moments de tension vive.
Par le biais de matériaux extensibles, les entretiens indiscernables environnants sont captés dans des enveloppes extensibles, des membranes qui gonflent jusqu’au point limite, jusqu’au trop plein, au débordement. Si la pellicule tient, menace alors la congestion, peut-être l’hémorragie, pire, la crise extérieure.

– Texte d’Alexandre Castonguay

Jon McCurley (Toronto)
Skull Island
Vernissage 31 mars 18h à 20h
Exposition 31 mars au 24 avril
Résidence 21 au 30 mars

L’impérialisme cinématographique hollywoodien s’approprie la matière culturelle étrangère, en extrait la moelle et y insère son système de valeurs occidental. Sans subtilité, derrière la façade inoffensive du divertissement, est dissimulée une machine de propagande éthiquement douteuse doublée une conquérante des mœurs aussi dommageable qu’une armée, qu’une épidémie. L’artiste Jonathan McCurley récupère les récits manufacturés du septième art impérialiste pour en faire naitre le discours original d’un trauma personnel. Il nous propose avec l’exposition Skull Island, une incursion dans son histoire familiale.

Décoloniser les esprits en récupérant les symboles du conquérant et les retourner contre lui. Ces fables douteuses sont dépliées par la vidéo, la sculpture, la littérature, et traversées d’un humour tranchant et moqueur mis en scène par un filou téméraire.

En 2021, Jonathan McCurley et son œuvre Skull Island sont rattrapés par l’embarrassante et très actuelle question de la fraude identitaire. Telle une mauvaise blague, les origines autochtones de la conservatrice de la galerie qui présente son travail s’avèrent fausses, alors que Skull Island traite de l’identité double et du sentiment d’imposture qui vient avec. Pure coïncidence ou échantillon d’un enjeu social inscrit dans le réel, l’artiste annule l’exposition prévue, pour laquelle le contexte devient inapproprié.

Précédé de cette histoire, l’Écart accueille pour une première fois l’artiste et son œuvre.

– Texte d’Alexandre Castonguay

Laïla (Montréal / Chicago)
Sam & Angèle
Vernissage 31 mars 18h à 20h
Exposition 31 mars au 24 avril

Sam et Angèle opère hors les pistes, sur une plaine où est projetée le cinéma fictif de la construction identitaire. À travers l’exploration du doute, de l’amour propre et du sacré, le soi patenté se dissipe laissant apparaître l’image du soi floue, un reflet vague dans une fenêtre embuée. Parce qu’ainsi peut-être perle la face cachée d’une chose, la part d’indicible d’un mot, la fraction de l’autre qui nous glisse entre les doigts et le mystère que nous représentons pour nous-même. D’abord performance, Sam & Angèle se transforme en une installation visuelle de l’artiste Laïla Mestari.

– Texte d’Alexandre Castonguay

 

Pour plus d’information sur les projets et les artistes consultez le www.lecart.org

Audrée Juteau
Directrice générale et artistique de l’Écart
audree.juteau@lecart.org
(514) 962-1499

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