Actualités

26 janvier 2022

L’ÉCART OUVRE SA PROGRAMMATION HIVERNALE 2022 AVEC DEUX NOUVELLES EXPOSITIONS

Source

Audrée Juteau
l'Écart

  • Téléphone

    819 797-8738

  • Courriel

    info@lecart.org

L’Écart ouvre le 28 janvier à 13h00 sa programmation hivernale 2022 avec deux nouvelles expositions. Émilie B. Côté présente La résilience des végétaux, une réflexion sur la condition humaine, sur ce qui nous lie à l’environnement, à travers des œuvres sculpturales intégrant de la matière organique et vivante. Avec L’intimité spectacle, Sarah Thibault nous fait entrer dans un décor bourgeois sous lequel se cache des préoccupations anarchistes et féministes.

Émilie B. Côté (Ville-Marie) – La résilience des végétaux
  • Exposition 28 janvier au 13 mars
  • Résidence 10 au 27 janvier
  • Finissage 13 mars 14h00

C’est des interstices du béton fissuré qu’émerge l’œuvre d’Émilie B. Côté. Le mobilier urbain, conçu pour ses qualités pratiques, écrase, recouvre et tue la vie végétale. Mais qu’en est-il lorsque celle-ci se coule dans une brèche, y trouve le minimum vital pour reconquérir sa place? Quand la mousse et les champignons grugent puis gagnent sur l’équipement des villes, l’artiste originaire du Témiscamingue y voit un acte de résilience, voire de résistance, peut-être l’ultime défiance de la chlorophylle sur les poutres d’acier. En effet, la tension induite entre l’activité humaine et la flore qui se lit sur les ruines craquantes des installations abandonnées ou non, devient le théâtre épique d’un match injuste, celui de David contre Goliath, où Émilie B. Côté tient le rôle de la fronde.

De la pierre, de la glaise, des bûches, les matériaux sont bruts, organiques. Ils sont empruntés au territoire afin qu’ils se fassent les porte-voix de leur propre cause. Des œuvres racinaires, vivantes, qui crient leur soif de reconquête, qui réclament leur droit d’accès immémorial aux plates-bandes sur celui des fleurs inadaptées, annuelles.

– Texte d’Alexandre Castonguay

 

Sarah Thibault (Québec) – L’intimité spectacle
  • Exposition 28 janvier au 13 mars
  • Résidence 10 au 27 janvier
  • Finissage 13 mars 14h00

Au-delà du confort et de son caractère décoratif, l’ameublement domestique est un formidable cheval de Troie. Il cache un système de valeurs qui charrie des codes culturels et prend le relais du Politique où les fleurs du tapis se font soldats, conquérants prêts à nous saisir par les chevilles. Le décor intérieur, c’est l’intime qui véhicule l’idéologie du pouvoir et qui envahit par la ruse la forteresse des mœurs les plus protégées.

Sarah Thibault s’est employée à la joaillerie avant la sculpture : «L’or est un matériau fantastique, facile à transformer. Tu peux toujours le réutiliser, le conserver pour toujours. L’or, tout le monde devrait l’avoir. Tout le monde est pogné avec du plastique sauf les plus riches.» De son travail recèle une réflexion féministe et anarchiste qui prend à partie la bourgeoisie, ses symboles traditionnels afin d’extraire le sens et, avec ludisme et humour, les retourner contre eux-mêmes.

– Texte d’Alexandre Castonguay

 

Pour plus d’information sur les projets et les artistes consultez le www.lecart.org

 

Audrée Juteau
Directrice générale et artistique de l’Écart
audree.juteau@lecart.org
(514) 962-1499

Site Web
Communiqué