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26 août 2019

Trois nouvelles expositions au Centre d'exposition d'Amos pour la rentrée automnale

Source

Marianne Trudel
Centre d'exposition d'Amos

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    exposition@amos.quebec

Trois nouvelles expositions pour la rentrée automnale au Centre d’exposition d’Amos

• Devenir le paysage – MONA MASSÉ et ALAIN MICHAUD
• Show de boucane – CHRISTIAN LEDUC
• Un dernier baiser pour la route – NICOLAS NABONNE

Amos, le 26 août 2019 – Trois nouvelles expositions sont présentées au Centre d’exposition d’Amos lors d’un vernissage qui aura lieu le vendredi 13 septembre à 17 h, et ce, en présence des artistes Mona Massé, Alain Michaud, Christian Leduc et Nicolas Nabonne.

Dans la grande salle jusqu’au 10 novembre – DEVENIR LE PAYSAGE

Devenir le paysage porte sur les relations que nous entretenons avec les territoires ainsi que sur les relations que les territoires entretiennent entre eux et à travers nous. Originaires de Kamouraska, Mona Massé et Alain Michaud sillonnent à pied depuis quelques décennies les territoires de l’Ici et de l’Ailleurs. Fascinés par le caractère polymorphe et polyphonique du paysage, ces derniers sont également guidés par les traces mémorielles de leurs expériences. Par le biais d’une pratique multidisciplinaire, ils poursuivent une réflexion sur l’atmosphère, la poésie et l’imaginaire des lieux parcourus.

Au même titre que le Népal, l’Inde, la Turquie, le Mexique et différents pays européens, l’Abitibi fait partie des lieux que ces deux artistes ont parcourus à l’été 2018. « Nous avons identifié et sillonné à pied un certain nombre de sites naturels. Notre objectif étant de marcher lentement; d’être là totalement; de nous imprégner de l’atmosphère et de l’esprit des lieux ; de contempler, ressentir, dessiner et photographier. De retour dans nos ateliers respectifs, nous avons juxtaposé notre expérience du territoire abitibien à celles d’autres territoires; nous avons cherché à en créer de nouveaux, autant intérieurs qu’extérieurs; à créer des rencontres entre les lieux parcourus. C’est dans ce contexte que le paysage abitibien s’inscrit dans la continuité de notre recherche où formes, matières, couleurs, sons, odeurs, lumière, vent, pluie, brouillard, chaleur, froid et mouvements constituent la trame d’un continuum polyphonique multiplié à l’infini – continuum accentué par les traces mémorielles de nos expériences. »

Originaires et résidents du Bas-Saint-Laurent et formant un couple depuis plus de 40 ans, Mona Massé et Alain Michaud partagent une passion d’être, de vivre et d’explorer, à leur manière, les univers qu’ils habitent et qui les habitent. Ils ont décidé récemment de réunir leurs forces respectives afin de concevoir et réaliser des projets de création axés sur leurs expériences. Artiste peintre, Mona Massé est fascinée par l’intensité de la nature et du vivant. Elle privilégie la peinture comme un outil de dépassement de frontières intérieures et extérieures. Son travail explore la transparence, la lumière, le flou afin d’évoquer non pas des lieux, mais des atmosphères, des univers à la fois probables et impossibles. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Québec et à l’étranger. Docteur en anthropologie, chercheur et auteur, Alain Michaud s’intéresse, de son côté, au pouvoir des images et des mots et à leurs relations complexes et ambigües. Il s’intéresse notamment aux images et à l’écriture pour leur pouvoir de transmission de charges émotives percutantes.

Dans les petites salles jusqu’au 3 novembre – SHOW DE BOUCANE et UN DERNIER BAISER POUR LA ROUTE

Faire un show de boucane, c’est comme de la poudre aux yeux. C’est tenter le spectaculaire pour dissimuler les failles ou détourner le regard de l’essentiel. Cette recherche photographique de Christian Leduc s’oriente vers l’intime, les sentiments solitaires que l’on veut garder pour soi tels la tristesse, la mélancolie, le manque de l’autre, la peur du vide. L’acte photographique est guidé par l’intention de se retrouver seul, souvent en pleine forêt, loin des sentiers battus. À cela s’ajoute le désir de rencontrer le temps. La fumée, comme le temps qui passe, est saisie en une fraction de seconde. L’image arrêtée fait le point sur un moment précis, qui ne sera plus, mais qui donne l’heure juste.

Christian Leduc vit à Rouyn-Noranda. Il a complété sa formation en photographie au Cégep du Vieux-Montréal en 1999. Depuis, il a présenté plusieurs expositions individuelles diffusées principalement dans la région, mais également dans quelques centres d’artistes du Québec. En 2014, la Ville de Rouyn-Noranda lui décerne le prix Artiste de l’année.

Nicolas Nabonne présente une série de peintures mettant en scène des dépouilles animales frappées par des voitures ou dont le milieu de vie a été perturbé par l’activité humaine. Chaque animal est associé à un objet issu de notre culture proposant ainsi un « choc » culturel moins violent. En illustrant avec une touche d’humour la collision entre l’Homme et la bête sauvage, ce projet est une attention à l’égard des victimes. L’artiste les saisit sur le vif et les remet en scène, en les invitant à quitter l’asphalte vers de nouveaux espaces.

« Dans des dispositifs dépouillés, j’imagine un dialogue entre le fonctionnel et l’obsolète, l’individuel et le collectif, la stabilité et le déséquilibre, l’artefact et la nature. Chaque pièce est conçue comme un contresens dont la morale oscille entre le tragique et le comique, laissant à chacun le soin de prendre le niveau de gris dans cet humour teinté de noir. »

Nicolas Nabonne vit à Montréal. Il détient un diplôme d’un baccalauréat en Arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Artiste pluridisciplinaire, il pratique la peinture, la sculpture et l’installation. En 2016, il a reçu dans le cadre du Festival de Montréal en Arts le prix de la meilleure œuvre avec sa sculpture Bet’on et le grand prix dudit Festival l’année suivante. L’exposition actuelle en évolution a déjà été présentée à la Maison du développement durable de Montréal en 2017 et continue son voyage depuis dans certaines Maisons de la culture de la région montréalaise, au Centre d’exposition Léo-Ayotte de Shawinigan et à la Galerie Montcalm de Gatineau. Le travail de l’artiste fait partie de la collection publique de la Ville de Brossard et de collections privées tant au Canada, aux États-Unis qu’en France.

Ces expositions sont accessibles selon l’horaire suivant
Mardi de 9 h à 12 h et 13 h 30 à 17 h
Mercredi au vendredi, de 13 h 30 à 17 h et de 19 h à 21 h
Samedi et dimanche, de 13 h à 17 h.
Entrée libre

Le Centre d’exposition d’Amos est une institution muséale agréée et bénéficie du soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec

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