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1 septembre 2016

À compter du 9 septembre, le Centre d’exposition d’Amos présente trois nouvelles expositions

Source

Marianne Trudel
Centre d'exposition d'Amos

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    exposition@ville.amos.qc.ca

Amos, le 1er septembre 2016 – Trois nouvelles expositions sont présentées au Centre d’exposition d’Amos à compter du vernissage qui aura lieu le vendredi 9 septembre 2016 à 17 h, et ce, en présence des artistes mesdames Josette Allard, Diane Auger, Patricia Dennis, Édith Laperrière ainsi que de monsieur Michel Forest, directeur du Musée international d’art naïf de Magog.

Dans la grande salle jusqu’au 16 octobre –
MARCEL DARGIS SE SOUVIENT, Musée international d’art naïf de Magog

Cette exposition rétrospective rend hommage à un peintre naïf trifluvien exceptionnel dont l’œuvre constitue un véritable trésor patrimonial québécois. Par l’entremise d’une quarantaine d’œuvres, Marcel Dargis, un authentique peintre-raconteur, entraîne le public dans la paroisse de Saint-Lazarre, à deux pas de Cap-de-la-Madeleine, à l’époque de la Grande Noirceur. Cette même époque qui, pour le peintre, correspond plutôt au « bon vieux temps » et à la période la plus heureuse de sa vie. On y retrouve des scènes illustrant la vie familiale, la vie sociale, la vie religieuse, les chantiers, ainsi que des contes et légendes. Son histoire reflète la vie de nombreuses paroisses francophones catholiques à travers le Québec des années 35 à 60, en particulier celles qui étaient situées à l’écart des grands centres urbains et anglophones.

L’exposition a été organisée par le Musée international d’art naïf de Magog, en collaboration avec M. Louis E. Leprohon, et la générosité de nombreux collectionneurs québécois et ontariens. La mise en circulation est rendue possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Marcel Dargis est né en 1928 dans la paroisse de Saint-Lazare de Cap-de-la-Madeleine. Déjà à l’école primaire, le dessin représente son cours favori. À 16 ans, le jeune Dargis désire être un artiste. Malgré cet attrait pour les arts, il entreprend des études commerciales et en 1947, il entre au service du Ministère des Transports du Québec à Cap-de-la-Madeleine et y travaillera jusqu’à sa retraite en 1982. Sa passion pour les arts ne le quitte toutefois pas. En 1955, Dargis s’inscrit à deux ateliers de peinture, l’un avec l’artiste d’origine catalane, Jordi Bonet et l’autre avec Gilles Lamer. À la même époque, il sera inspiré par les approches et techniques de deux artistes naïfs; Anna Mary Robertson Moses, artiste d’art populaire américaine et Guy Bailey, peintre aussi originaire de Cap-de-la-Madeleine que l’on désigne comme le précurseur de l’art naïf au Québec. Au cours des années suivantes, le style singulier de Dargis se définit peu à peu. Il participe à de nombreuses expositions et gagne ou se classe dans les premiers lauréats de tous les concours auxquels il participe. Peintre qualifié d’autodidacte, ce n’est qu’en 1968, à l’âge de 40 ans, qu’il suit sa voie et se consacre à la peinture naïve, se détournant des courants artistiques de son époque. En 1974, il réalise un rêve qu’il caressait depuis sa rencontre avec Jordi Bonet et se rend en Espagne. Il y retournera en 1979 et en 1984. Ces voyages seront un tournant décisif dans son processus créateur. Dargis trace un parallèle entre la façon de vivre des gens dans les communautés espagnoles et celle qu’il a connue enfant et adolescent dans son quartier de Saint-Lazare. Il est séduit par la manière naïve et les couleurs vives qu’utilisent les peintres espagnols qui interprètent et peignent la vie de tous les jours. À ce jour, son œuvre compte plus de 750 toiles qui contribuent de façon significative à la sauvegarde du patrimoine culturel du Québec.
Le Musée international d’art naïf de Magog est la concrétisation du rêve d’un artiste naïf canadien d’origine acadienne, monsieur Yvon M. Daigle, venu s’installer dans les Cantons-de-l‘Est à la fin des années ’60. Ouvert officiellement en 2002, il s’agit du seul musée canadien dédié exclusivement à l’art naïf. Il regroupe à ce jour, une collection de 800 œuvres, signées par 271 artistes, provenant de 34 pays.

Dans les petites salles jusqu’au 23 octobre –

LA MESURE DU TEMPS, Josette Allard

Touchée de près par la maladie d’Alzheimer, Josette Allard produisait en 2009 une exposition interrogeant le lien entre le temps et les émotions, ce qu’il en reste une fois que le temps a passé : les souvenirs. Maintenant, c’est par l’entremise des quatre saisons et d’une cinquième, celle de l’espoir, qu’elle définit sa mesure du temps. C’est aussi le sens de cette démarche que l’artiste veut partager, le temps d’une exposition, avec deux artistes invitées : Diane Auger et Patricia Dennis.

L’artiste profitera de l’ouverture de l’exposition pour dévoiler une publication soulignant le 25e anniversaire de la Société Alzheimer Rouyn-Noranda/Témiscamingue. Cette publication produite par l’artiste reproduit la majeure partie des œuvres de l’exposition La Mesure du temps ainsi que quelques-unes des œuvres des artistes invitées, Diane Auger et Patricia Dennis. Des témoignages et écrits de différentes personnes interpellées par la maladie d’Alzheimer complètent la publication.

Née à Val-d’Or, Josette Allard a fait des études en arts plastiques au Cégep de Sherbrooke en 1979. Ayant résidé pendant quelques années en territoire amérindien cri, au Lac Mistassini, ce séjour a fortement influencé sa démarche artistique. Depuis près de trente ans, elle demeure à Rouyn-Noranda. Et c’est principalement dans différents évènements de cette MRC que ses œuvres ont été diffusées jusqu’à présent. Dans son travail, Josette Allard utilise principalement l’acrylique et la gouache.

ENTRE LES MURS, Édith Laperrière

Victimes du temps qui passe, les lieux, les objets, les images et les souvenirs se transforment continuellement pour disparaître un peu plus chaque jour. Ils sont intimement liés à l’homme puisqu’ils ont contribué à former son histoire. Intéressée par cette évolution du temps, Édith Laperrière déconstruit et reconstruit ce qui l’entoure, principalement des éléments architecturaux et des habitations modestes du Témiscamingue. Le corpus de l’exposition regroupe une dizaine de sérigraphies grand format.

Née à Lorrainville en 1988, Édith Laperrière vit et travaille au Témiscamingue. Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Trois-Rivières (2010). Elle a participé à plusieurs expositions collectives, entres autres au Centre d’essai en art imprimé ARPRIM (2010) et à la Biennale internationale d’estampes de Sarcelles. Elle réalisait sa première exposition solo à L’Écart en 2015. Depuis son retour en région en 2010, elle poursuit son travail en estampe à l’Atelier les mille feuilles, centre d’art imprimé à Rouyn-Noranda, elle y assure la présidence depuis 2015. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections, dont celle de Loto-Québec.

L’exposition Marcel Dargis se souvient est présentée jusqu’au 16 octobre alors que les expositions La Mesure du temps et Entre les murs se poursuivront jusqu’au 23 octobre 2016, selon l’horaire suivant :
Mercredi au vendredi, de 13 h 30 à 17 h et de 19 h à 21 h
Samedi et dimanche, de 13 h à 17 h. Entrée libre

Le Centre d’exposition d’Amos bénéficie du soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec

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