Actualités

11 novembre 2015

À compter du 20 novembre, le Centre d’exposition d’Amos présente trois nouvelles expositions

Source

Marianne Trudel
Centre d'exposition d'Amos

  • Téléphone

    819-732-6070

  • Courriel

    exposition@ville.amos.qc.ca

• Je n’ai plus peur de l’eau, peinture d’AGNÈS RIVERIN
• Règne animal, art imprimé de JULIE ROCH-CUERRIER
• Il était une fois un pharaon, bijoux de JACQUES GAMACHE

Trois nouvelles expositions sont présentées au Centre d’exposition d’Amos à compter du vernissage qui aura lieu le vendredi 20 novembre à 17 h, et ce, en présence des artistes. Une chance unique de les rencontrer à cette occasion! Il y aura également une courte lecture publique par Agnès Riverin.

Dans la grande salle – Je n’ai plus peur de l’eau, AGNÈS RIVERIN

« Certains artefacts ont la capacité de nous plonger instantanément au cœur d’un souvenir et leur force d’évocation réside surtout dans le renouvellement constant des évènements auxquels ils se rattachent au fil de nos vies. »

Agnès Riverin crée des espaces insolites pour explorer le deuil et celui métaphorique de l’enfance, de ces réminiscences. Le fleuve devient son lieu de projection et de rêverie. Sur des horizons incertains, les bateaux naviguent en eaux troubles indéfinissables. Ailleurs des oiseaux gisants questionnent les notions de légèreté et de pesanteur et provoquent un certain malaise. Là, de vieux tubes de peinture soulignent la présence de l’artiste, témoins muets du travail d’atelier. La palette de Riverin s’est obscurcie; le noir devient invasif, dense, opaque presque pesant. Les couleurs se raréfient. Mais pourtant c’est la lumière qui domine dans ces mises en scène théâtrales qui ouvrent les possibles. Rien n’est jamais tout à fait comme nous en avons le souvenir, notre mémoire est fictive tout comme le tableau est une stratification de pigments et l’estampe numérique, une accumulation de fragments virtuels. Ne demeure que le voyage et le sens qu’on lui donne. Seul est vrai le projet d’exprimer l’indicible.

Native de Chicoutimi vivant maintenant à Montréal, Agnès Riverin crée sur de nombreuses scènes étant à la fois poète et artiste en arts visuels. Elle cumule une trentaine d’expositions solos principalement tenues au Québec et a, à son actif, plusieurs œuvres d’intégration des arts à l’architecture. Au niveau littéraire, elle participe à des récitals de poésie et a publié les recueils suivants; Une île près de l’œil, publié aux Éditions Planète rebelle en 2009, Ce tremblement singulier, aux Éditions du Noroît en 2007 et Une traversée à l’estime aux éditions Les Écrits des Forges en 2001. On vient tout récemment d’annoncer qu’elle fait partie des 30 auteurs en lice pour le Prix de poésie Radio-Canada 2015. Ses œuvres picturales et sculpturales ainsi que ses livres d’artiste font partie de collections publiques et privées. Maîtrisant plusieurs disciplines, la figure de l’archipel s’applique très bien à son parcours; on aperçoit le sens d’une œuvre en partant d’une autre. Agnès Riverin est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Dans les petites salles
– Le règne animal, JULIE ROCH-CUERRIER

« Cette collection se veut hautement introspective, elle nous parle de nos fantaisies et d’une quête de sens. » Julie Roch-Cuerrier est une jeune artiste montréalaise de la relève, œuvrant entre autres dans le domaine de l’art imprimé. L’exposition Le règne animal présente un ensemble de créatures à l’image d’une jungle urbaine où la cosmologie personnelle de l’artiste sert de classification pour une société imaginaire. Plus grands que nature, ces personnages sont empreints de symboliques multiples, définis par le phénomène d’appropriation culturelle de nos cultures contemporaines et par l’hybridité qui en découle. Allusions profanes et sacrées se confondent dans ces créatures ambigües et suscitent un questionnement quant au regard que nous portons sur les dieux et les icônes modernes de nos sociétés.

Après son baccalauréat ès Beaux-arts à l’université Concordia, Julie Roch-Cuerrier a poursuivi à la maitrise en art imprimé au Royal College of Art de Londres, qu’elle vient d’ailleurs de terminer. Ces deux dernières années en sol européen furent prolifiques pour la jeune artiste ; Startpoint prize for european art graduates, National Gallery, Prague (Septembre 2015), London Open 2015, Whitechapel Gallery, Londres (Juillet 2015), Object of, Café Gallery, Londres (Mars 2015), Brave New World, Bootsbau, Berlin (Juillet 2014), International Print Biennale, Hatton Gallery, Newcastle Upon Tyne (Juin 2014), National Glass Centre, Sunderland (Juin 2014); Bainbridge Open, Embassy Tea Gallery, Londres (Mai 2014); Yesterday’s Wrong Thinking, Cafe Gallery, Londres (Mars 2014). Prix et distinctions: StartPoint Prize (nomination, 2015), Young Masters Art Prize (nomination, 2014), National Glass Centre Residency Prize (2014), FIMA Emerging Artist Award (2013), Albert Dumouchel Prize (nomination, 2011).

– Il était une fois un pharaon…, JACQUES GAMACHE

« Peu après la découverte de la pierre de Rosette par les soldats de Napoléon en 1799, un monument qui est devenu la clé de déchiffrement des hiéroglyphes, les anciens motifs égyptiens devinrent une source d’inspiration pour l’architecture et les arts décoratifs d’Europe, en une tendance qui gagna également les États-Unis. Après l’ouverture du tombeau de Toutankhamon, en 1922, une nouvelle vague d’égyptomanie déferla sur les deux rives de l’Atlantique. Les pendentifs en forme de scarabée et les yeux d’Horus devinrent des accessoires de haute couture. Un demi-siècle plus tard, le phénomène se reproduisait alimenté par la grande exposition itinérante des trésors de Toutankhamon. « (David P. Silverman, Au cœur de l’Égypte ancienne)

Le sculpteur valdorien, Jacques Gamache, a été, lui aussi fasciné par la civilisation égyptienne. Et c’est sous cette inspiration qu’il a créé la présente série d’une vingtaine de bijoux, pendentifs et pectoraux, dans des matières aussi nobles et variées que l’ébène, l’ivoire légal, les bois précieux, les perles en pierres fines, la malachite, l’ambre, le lapis-lazuli, le jade et la cornaline.

Diplômé en design d’intérieur, en science de l’éducation et en arts plastiques, Jacques Gamache a enseigné les arts plastiques durant 33 ans à la polyvalente Carrefours de Val-d’Or. Il fait de la sculpture depuis toujours, et c’est par l’entremise du bijou que ces œuvres prennent le plus souvent forme depuis 35 ans. Membre fondateur de la Galerie Fusion d’Arts à Val-d’Or, c’est surtout dans sa ville que le public a pu voir les œuvres de cet artiste.

Les expositions des petites salles sont présentées jusqu’au 3 janvier 2016 alors que l’exposition Je n’ai plus peur de l’eau d’Agnès Riverin se poursuivra jusqu’au 10 janvier 2016 selon l’horaire suivant : mercredi au vendredi, de 13 h 30 à 17 h et de 19 h à 21 h. Samedi et dimanche, de 13 h à 17 h. Entrée libre. Prendre note que le Centre d’exposition sera OUVERT EXCEPTIONNELLEMENT LE 21 ET 22 DÉCEMBRE et FERMÉ les 24-25-26 et 31 décembre de même que le 1er et 2 janvier en raison des fériés de Noël et du Jour de l’An.

Le Centre d’exposition d’Amos bénéficie du soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Site Web
Communiqué